Actualité - La nation camerounaise sous le levier d’un choc atroce après un accident de train meurtrier
Infos.cm - lundi 24 octobre - 0 commentaire(s)

Alors que le bilan des victimes ne fait que croître, la population réclame des explications aux autorités camerounaises mais aussi à l’exploitant de cette ligne de chemin de fer, Camrail. Sur le terrain, à Eseka, les secours ont réussi dimanche à dégager les quatre wagons tombés dans le ravin. Selon un responsable des secours, 12 nouveaux corps ont pu être dégagés des décombres. Mais beaucoup d’interrogations fusent de toute part pour établir les responsabilités. Au jour d’aujourd’hui, on parle de plus de 80 morts et plus de 600 blessés dans cette accident considéré comme étant la plus meurtrière de l’histoire du transport ferroviaire au Cameroun. Les dirigeants de Camrail pour l’instant « se bornent » à l’annonce de l’ouverture d’une enquête technique sur les causes de cet accident. Mais les spéculations vont bon train sur les radios et télés camerounaises. Tous les dimanches, comme le veut la tradition, l’heure est au débat sur quasiment toutes les radios et télévisions nationales. Les questionnements étaient nombreux hier sur ce malheureux concours de circonstances avec un enchaînement d’événements, entre l’effondrement du pont sur la route Douala-Yaoundé et l’afflux massif des passagers vers le train. L’heure était aussi à essayer d’établir les responsabilités dans la chaîne des décisions qui a conduit à une rallonge exceptionnelle de voitures dans ce train. Une série de reproches qui ont du mal à passer du côté de la compagnie Camrail, qui rappelle que deux cellules de crise ont presque immédiatement été mises sur pied – une à Douala, la seconde à Yaoundé -, en plus d’une ligne verte qui a traité, depuis les premières heures du drame, des centaines d’appels de personnes en quête d’informations.

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Mais malgré tout, dans l’opinion, des interrogations et parfois de la colère subsistent. Aussi bien le transporteur que les pouvoirs publics sont montrés du doigt comme ayant été défaillants. Samedi en fin d’après-midi, au lendemain de l’accident, le président Paul Biya a annoncé par décret une journée de deuil national qui a pris effet ce lundi 24 octobre. Le président a tenu à placer cette journée sous le signe de la ferveur patriotique : il a appelé les Camerounais à faire preuve de courage, de dynamisme et de volonté. Une cérémonie œcuménique est aussi prévue dans la journée sur les lieux de la catastrophe.

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